Louis XX et l’unité dynastique

Louis de Bourbon, chef de la maison de Bourbon (à gauche) et Jean d’Orléans, futur chef de la maison d’Orléans (à droite).

En 1999, dès qu’il apprend la mort du chef de la maison d’Orléans (Henri d’Orléans (1908-1999). NDLR) le duc d’Anjou publie un communiqué pour indiquer qu’il prend « part au deuil d’un membre de la famille de Bourbon ». Le 27 juin suivant, il se rend à Dreux pour se recueillir sur la tombe de son cousin, en présence du nouveau comte de Paris, l’homme qui l’avait traîné devant la tribunaux au lendemain de la mort de son propre père (Alphonse de Bourbon (1936-1989) NDLR), et à qui il donne l’accolade. Les historiens font alors observer qu’il faut remonter à 1883, au château de Frohsdorf, pour retrouver semblable rencontre entre les chefs des deux branches des Bourbons. « J’ai estimé que le moment était venu pour moi, commente Louis, de faire un geste visant au rapprochement des deux branches des Bourbons. Je crois que mon cousin était dans les mêmes dispositions. Il est bien dommage que cette rencontre se soit déroulée dans d’aussi tristes circonstances, mais enfin, il faut un début à tout. » Le prince souhaite pouvoir désormais rencontrer régulièrement ses cousins, notamment les fils du nouveau comte de Paris qui sont de la même génération que lui. Quant à la question sensible, il précise encore:

« Une chose est le rapprochement familial et personnel, une autre la position dynastique de chacun. Je suis l’aîné de tous les Bourbons et mon cousin Henri est l’aîné de la branche d’Orléans (…) Les controverses dynastiques sont pénibles, elles ne servent guerre l’idée royale qui est avant tout une idée de réconciliation. Je suis dépositaire d’un droit qui vient du fond des âges. Je dois le maintenir comme je l’ai reçu, pour le transmettre à mon tour. Je ne peux ni l’arranger à ma façon, ni m’en dessaisir ».

Sang d’Henri V…

Louis XX, petit-fils du Roi Soleil, Daniel de Montplaisir

3 commentaires

  1. Les sentiments exprimés par Louis de Bourbon, duc d’Anjou, sont tout à son honneur. Il est à espérer que le prince Jean d’Orléans y réponde avec le même esprit de réconciliation et de sentiments fraternels.

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