3 septembre 1792, L’effroyable dépeçage de la princesse de Lamballe par les égorgeurs sans-culottes.

Non seulement sa tête est promenée dans Paris sur une pique, mais son sexe sert de moustache à un de ses bourreaux.

3 septembre 1792 effroyable depecage de la princesse de Lamballe  par sans-culottes.

Sur les 8 heures du matin, le 3 septembre 1792, deux gardes nationaux pénètrent dans la chambre de la princesse de Lamballe à la prison de la Force. Sans égard pour son air défait, ils lui intiment l’ordre de les suivre pour être transférée à la prison de l’Abbaye. Arrêtée le 10 août précédent aux Tuileries avec le couple royal, la surintendante de Marie-Antoinette a une mine de déterrée. Elle n’a pas dormi de la nuit.

Elle a rêvé que Marat l’égorgeait sur un monceau de cadavres avant de lui dévorer le coeur. Elle ne veut pas quitter sa cellule. Les rumeurs des massacres opérés depuis la veille dans les prisons parisiennes sont parvenues jusqu’à elle. Toute la nuit, elle a entendu les cris, les hurlements, les roulements de tambours, les injures et les râles. La tuerie aurait été provoquée par la folle rumeur d’un complot aristocratique. Il se murmure que des royalistes auraient planqué des armes dans les prisons pour fomenter une contre-révolution. Le peuple mené par de sanguinaires sans-culottes égorge des centaines de nobles, mais aussi de prêtres, de femmes et d’enfants. Ils sont éventrés, démembrés, hachés, piétinés, désossés et même bouffés ! Ce matin-là, le soleil hésite à se lever, répugnant à illuminer un Paris rougi par les massacres…

Les détenus égorgés à la chaîne

Les deux gardes nationaux se sont retirés pour aller chercher des ordres. Pendant ce temps, la foule rassemblée autour de la prison commence à scander le nom de Lamballe pour réclamer sa mort. Celle-ci tombe évanouie. Sa femme de chambre, qui n’a pas voulu la quitter, la fait revenir à elle. Elle délire. Vers 11 heures, la porte s’ouvre avec fracas, poussée par les deux mêmes gardes nationaux qui lui ordonnent de venir à l’instant parler à des commissaires de la commune l’attendant au greffe. Le temps de passer une robe blanche toute simple et d’enfermer sa magnifique chevelure blonde dans un bonnet de coton, elle les suit. Comme elle hésite encore, ils l’empoignent sans ménagement par le bras.

Dans le greffe, plusieurs sinistres membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, ceints de leur écharpe, jugent les détenus à la chaîne. Aussitôt condamnés à mort, ils sont égorgés par des hommes couverts de sang. Voilà qui plaît à Manuel Valls… À la vue des cadavres et du sang, la princesse de Lamballe s’évanouit de nouveau. Sa femme de chambre la relève. Les menaces reprennent de plus belle. Elle perd de nouveau connaissance. Elle se tord sur le sol. Enfin, la voilà en état de répondre.

« Si vous ne jurez pas, vous êtes morte »

Un juge brandit trois lettres qui ont été trouvées dans son bonnet, dont une de Marie-Antoinette. L’interrogatoire débute :

– Qui êtes-vous ?

– Marie-Louise, princesse de Savoie.

– Votre qualité ?

– Surintendante de la maison de la reine.

– Aviez-vous connaissance des complots de la cour au 10 août ?

– Je ne sais pas s’il y avait des complots au 10 août, mais je sais que je n’en avais aucune connaissance.

– Jurez la liberté, l’égalité, la haine du roi, de la reine et de la royauté.

– Je jurerai facilement les deux premiers, je ne puis jurer le dernier, il n’est pas dans mon coeur.

Entendant cette réponse, un ancien valet de chambre de la princesse mêlée à la foule se penche vers elle. « Jurez donc, si vous ne jurez pas, vous êtes morte. » La princesse se tait. Alors, le juge prononce la phrase : « Qu’on élargisse madame. »

« Je suis perdue »

Comment faut-il interpréter cet ordre ? Certains le prennent au premier degré : le tribunal fait relâcher la princesse. Celle-ci sort donc par le guichet. Voyant les cadavres des détenus assassinés, elle aurait été prise d’un malaise. D’où la méprise des tueurs, qui, la croyant déjà frappée, abattent leurs armes sur elle. Pour d’autres, la phrase du juge est un code arrêté avec les tueurs pour les appeler à frapper. Madame de Lamballe sort donc dans la cour de la prison. Quelqu’un lui recommande de crier « vive la nation ». Mais la vue des cadavres lui fait dire :  » Fi ! L’horreur ! » Elle ajoute : « Je suis perdue. » Aussitôt, un garçon perruquier ivre tente de lui enlever sa perruque à la pointe de son sabre. Il fend le front de la malheureuse, qui s’effondre en sang. Deux hommes grimaçant de haine la saisissent sous les bras pour l’obliger à marcher sur les cadavres. Elle est au bord de la syncope. Dans la foule, des voix crient  » grâce, grâce ! ». Les assassins hésitent quelques secondes, mais un certain Charlat, tambour de son état, lui porte un terrible coup de bûche à la tête qui l’étend raide. De multiples coups de pique l’achèvent.

Le nègre Delorme, ramené de Saint-Domingue par Fournier l’Américain, s’empare du cadavre pour le déshabiller et éponger le sang afin d’en faire admirer la blancheur aristocratique. Ses gros doigts violent la morte. Il est hilare. La foule s’époumone. Les yeux brillent d’une fureur incontrôlable, les gorges hurlent des insanités, les bras dessinent des obscénités. Un garçon boucher nommé Allaigre s’empare de la tête de la princesse, qu’il sectionne adroitement avec un long couteau de boucher. C’est atroce. L’homme s’enfuit avec son butin sous le bras, bientôt il plantera la tête sur une pique. Pendant ce temps, on continue de profaner le corps dénudé de la princesse. On lui découpe les seins. Le même Charlat déchire les entrailles et arrache le coeur. Plus horrible, un inconnu découpe le sexe, qu’il porte à sa bouche pour en faire une moustache. Certains rapportent des scènes d’anthropophagie.

Insulter le couple royal

Pendant ce temps, la troupe qui s’est emparée de la tête et du coeur entreprend une tournée de Paris pour montrer son trophée. Premier arrêt chez un marchand de vin, rue du cul-de-sac des Prêtres. Les égorgeurs déposent madame de Lamballe sur le comptoir pendant qu’ils vident des pichets de vin. Après avoir obligé le tenancier à boire, la troupe repart. Deuxième arrêt chez un perruquier pour qu’il « accommode la tête de madame de Lamballe ». Menacé de mort, il lui faut obéir. Il lave la longue chevelure blonde collée par le sang, la tresse et la poudre. « Au moins, maintenant, Antoinette peut la reconnaître », lance malicieusement quelqu’un.

Le cortège prend la direction de l’abbaye de Saint-Antoine pour présenter la tête et le coeur à l’abbesse, ancienne amie de la princesse. Cette politesse effectuée, Charlat, qui tient toujours la pique, prend la direction de l’hôtel de Toulouse, demeure de la princesse, pour « faire baiser à cette… ses beaux meubles », mais il y renonce pour se rendre aux Tuileries. Comme on ne les laisse pas entrer avec leur sanglant trophée, ils font demi-tour. C’est alors que surgit l’idée de se rendre à la prison du Temple pour insulter et effrayer le couple royal.

La tête récupérée par un proche

Trois heures viennent de sonner. Sortant de table, Louis XVI et Marie-Antoinette entendent une rumeur enfler. Des tambours battent. Bientôt le cortège est sous leur fenêtre. Des hurlements. Que se passe-t-il ? Un garde municipal, qui découvre le spectacle hideux, referme aussitôt les fenêtres et les rideaux pour épargner le couple royal. L’agitation s’accroît dans la rue. On prend peur. Plusieurs officiers accourent dans la pièce en demandant au Roi de se montrer à la fenêtre pour calmer la foule. Louis XVI exige de savoir ce qui se passe. Un jeune officier répond : « Eh bien, Monsieur, puisque vous voulez le savoir, c’est la tête de madame de Lamballe qu’on veut vous montrer. » Ces mots glacent d’horreur la reine, qui s’évanouit. Ses enfants fondent en larmes. Dehors, les cris se font plus menaçants. On injurie la reine. Les gardes municipaux empêchent l’horrible cortège de pénétrer dans la prison du Temple en plaquant un ruban tricolore sur la porte d’entrée. Colère des tueurs. Finalement, on négocie. Les assassins de la princesse sont autorisés à faire le tour de la tour du Temple, où loge la famille du Roi.

La balade n’est pas achevée. Madame de Lamballe va maintenant se promener sous les fenêtres du Palais-Royal pour saluer le duc d’Orléans, son beau-frère, qui déjeune. Il en perd l’appétit. Direction les Halles, où un boucher s’empare du coeur, le hache et offre à la foule de le manger. Le steak tartare ne faisant pas encore partie de la gastronomie française, tout le monde refuse. Les chiens se régalent. Enfin, la tête et même le corps que les barbares traînaient avec eux sont jetés sur un tas de cadavres devant le Châtelet. Un proche de la famille de Lamballe, qui avait suivi les assassins toute la journée, parvient à récupérer la tête pour la remettre à monsieur le duc de Penthièvre, beau-père de la princesse de Lamballe, qui la fait enterrer à Vernon.

Et c’est cette république qui veut donner des leçons d’humanité…

Source: Le Point

18 commentaires

  1. Ping :3 septembre 1792, L’effroyable dépeçage de la princesse de Lamballe par les égorgeurs sans-culottes. | FEMMES – HISTOIRE – REPÈRES

  2. si je me souviens bien madame de lamballe etait FM et a cette epoque la meme les FM avaient tout a craindre s ils n etaient pas au pouvoir et massacrer du noble ca occupait la foule qui crevait toujours de faim !!!

  3. Malheureusement, les abus de pouvoirs génèrent tous les excès et tant que le peuple administré, qui a pourtant besoin de directives, de règles, de lois, pour exister, sera gouverné par des pamphlétaires, menteurs, voyous et cleptocrates impunis, qui donnent un exemple lamentable à l’honnêteté et à la véritable justice, les risques de l’horreur, terroriste ou non, hanteront notre avenir. Depuis que ce monde est monde, il n’ y a jamais eu 50 ans sans guerre. CQFD

  4. L’esprit revanchard des royalistes n’a pas de limites ..Ils ne sont sont plus a un tripatouillage prés ….Ces gens dont les ancêtres ont massacré pendant des siècles ,dans tous les pays soumis a un régime royal dictatorial , le peuple sous n’importe quel prétexte pourvu que ces prétextes servent leur cruauté , leur soif de puissance et de richesses avec la complicité de l’église toute puissante Le glaive et le goupillon associés ont massacre a tours de bras pour s’approprier ce qu’ils convoitaient en traitant d’hérétiques ou d’ennemis du roi tous ceux qui osaient se rebeller en les torturants , les brulants , les pendants ; les ecartelants … Les exactions commises sous la terreur pendant la révolution ne sont certes pas excusables mais sont un début d’explication au désir de vengeance d’un peuple opprimé et soumis aux dictats royaux et papal pendant des siècles …Quand le couvercle de l’oppression a sauté la vapeur brulante de la vengeance aveugle de ce Peuple a tout dévasté sur son passage.. Que vous le vouliez ou non vous les adorateurs de ces rois sanguinaires ou de cette église avide de pouvoir et de biens terrestres , dont les guerriers anthropophages ont mange de la chair humaine lors de certaines croisades , nous en sommes les héritiers et il n’est pas question que cet héritage nous soit volé !! Je suis certain a lire vos propos que le fait que vous défendiez ce tyran de Bachard , que vous appartenez a ce parti héritier du fascisme le FN qui encense ce fou sanguinaire responsable de plus de 250.000 morts dans son pays !

    • anne marie de Clavière

      Et bien Paul Simplement….. Vos commentaires en disent long sur cette lutte des classes qui est hélas bien Française …..je pense que ce qui s’est déroulé au moment de notre révolution n’est pas different que ce que nous reprochons aux Arabes actuellement ….
      les humains en dehors des exception avec de la vrai spiritualité et il y en a heureusement, ne sont que des horribles barbares ….
      quand les extrémistes musulmans seront en France …les Français comprendront qu’ils ont étaient un peuple très gâtés par le destin même si ils croient avoir étaient les esclaves de la royauté …..

    • Nous vous ferons subir le même sort que vous avez perpétré. Et plutôt que vs ne le penser..& quand on en a, on ne dit pas Paul tout simplement..On dit son nom.

    • Et le parti communiste, combien de morts ?

      • Lortat - Jacob Antoine

        Entre Lénine, Staline, Mao, Castro, tous encensés par l’intelligentsia gauchiste française et le PC français je dirais à la louche environ 60 millions de morts. Sans compter Pol Pot, la Corée du Nord et les pays de l’ex Europe de l’est.

    • franchouillards bavards, qui prétendez être détenteurs des « droits de l’homme », avez-vous confortablement oublié les nombreuses pages sombres de votre Histoire depuis deux millénaires -monarchies et républiques confondues- que vous êtes en train de passer par …pertes et profits si commodes ?! *-colonisateurs donneurs de leçons à la terre entière, regardez-vous dans miroir non déformant, si vous en êtes encore capables, et contemplez vos « prodiges » économico-politico-socio-culturels… gueulards et grévistes invétérés !

  5. L’esprit revanchard des royalistes n’a pas de limites ..Ils ne sont sont plus a un tripatouillage prés ….Ces gens dont les ancêtres ont massacré pendant des siècles ,dans tous les pays soumis a un régime royal dictatorial , le peuple sous n’importe quel prétexte pourvu que ces prétextes servent leur cruaute , leur soif de puissance et de richesses avec la complicite de l’eglise toute puiss

  6. On peut tripatouiller l’histoire et se plaindre des révolutionnaires. Mais pourquoi y mêler Valls ou Mélenchon ?
    C’est misérable de votre part

  7. Ping :16 octobre 1793 – L’odieux calvaire de la Reine | Lys Ardent

  8. L’épouvante pourrait revenir demain. Les Français ne sont pas les pires mais ils ne sont pas non plus ce qu’il y a de mieux. Songer au Veldive, à l’Algerie à l’indochine. Ce sont nos parents ou grands parent. Ils n’ont rien à envier aux bandits qui ont déshonoré la révolution. Que la mort de cette belle Princesse puisse nous rappeler ce que nous sommes.

  9. Eh oui !!! C’est « CA » la « République » (« du latin res publicae qui signifie au sens propre « chose publique » et désigne l’intérêt général puis le gouvernement, la politique et enfin l’État. » – dixit WIKIPEDIA) !!! Et c’est « CE » régime qui, quelques 221 années plus tard, présidé par le … « représentant du peuple » François HOLLANDE (qui espère redorer son blason rongé de ROUILLE), entend donner des « leçons » d’humanité au « tyran » Baccahr Al Assad en « Kollaborant » avce les NAZISLAMISTES BARBUS les plus RETROGRADES d’Arabie Saoudite et du Qatar !!!

    De pareilles scènes pourraient très bien revenir en France et en Europe … Cette fois encore, ce serait du « bétail » CHRETIEN qui serait livré à la fureur du « peuple » … Un peule qui se serait … « NAZISLAMISE » !!! Il est vrai que tellement de « chrétiens » se sont laissés « avoir » par la propagande républicaine SociALAUD-droits-de-l’hommiste franc-maçonne … complice des PIRES ennemis du christianisme POUR UNE FOIS associés : les JUIFS et les MUSULMANS !!!

  10. Valembois de Lépigny

    Nous la vengerons, foi de Savoyard…

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