2017 n’est pas gagnée d’avance…

À ce qu’on dit, la cote de confiance de François Hollande vole en rase-motte : bientôt le record d’impopularité ! Cote suffisamment basse en tous cas pour que certains considèrent l’affaire pliée. Il suffirait de se la couler douce, d’encaisser un peu jusqu’aux prochaines présidentielles, et de cueillir les pommes d’or de la victoire suite à une défaite inéluctable du parti actuellement en place.

Pourtant, si étonnant que cela puisse paraître, le match n’est pas joué d’avance. L’avenir nous offre au moins quatre scénarios possibles (mais probablement davantage) :

Scénario 1 : Plus ou moins forcé par les évènements, Hollande dissout l’Assemblée. La droite gagne. S’ensuit une cohabitation qui se couvre d’opprobre à la place du président, lequel fait le moins de vague possible. Réélu par défaut.
Scénario 2 : Hollande, comme Mitterrand en son temps, joue la multiplication des droites et agite la carte « extrême drouâte » – c’est déjà ce qui est en train de se produire. Réélu à la manière de Chirac en 2002 (à ceci prêt que le grand Jacques ne l’avait pas complètement fait exprès…)


Scénario 3 : Conscient de sa faiblesse, le PS n’endorse pas Hollande mais un autre satrape moins impopulaire. Probablement pas Cahuzac, mais quelqu’un comme Manuel Valls par exemple (celui-ci a au moins le mérite de fournir des emplois à tous les cireurs de Paris tant ses dents rayent le parquet. De plus, Valls n’a pas à assumer la morosité économique, c’est même un avantage qu’il confessait au Point en juillet).
Scénario 4 : Un parti de droite revient au pouvoir. Si un de nos lecteurs a vu passer une droite sérieuse en France depuis une quarantaine d’année, merci d’en avertir la rédaction (qui lui en saura gré).
Tout ça sans compter les corps de l’État où les socialistes placent leurs pions (préfets, CCNE…) ou bien les corps qui n’en ont même pas besoin (une grande partie de l’enseignement, de la magistrature…) pour avoir des inclinations pas toujours très catholiques. Et que dire des municipalités à reconquérir (voie vers le Sénat), des conseils généraux, régionaux…

La politique française est malade (et un poncif sans faux col, un !). La droite dite « de gouvernement » est trop habituée à penser que le pouvoir lui revient de jure et que l’alternance n’est qu’une pause récréative. La gauche passe son temps à tenter de lui arracher ce pouvoir par tous les moyens ; et, une fois le pouvoir acquis, préfère préparer sa prochaine conquête plutôt que de l’exercer raisonnablement, pense « parti » plutôt que « pays », s’entête à jouer l’opposition perpétuelle plutôt que d’écrire le roman national. Il n’y a qu’à parcourir le site du PS (ici ou encore là) pour le voir !

C’est dire si rien n’est gagné d’avance, et si l’urgence à agir se fait pressante ! Et comme sur LTR on n’est pas chien, votre serviteur vous propose trois brèves pistes sur lesquelles réfléchir en vue de l’action civique : l’union, la doctrine, l’occupation du terrain.

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