Quelles propositions pour l’unité du royalisme en France ?

L’organisation SYLM (Support Your Local Monarch) a publié en novembre 2009 un livre blanc sur « le Royalisme en France – état des lieux. ». Or, un premier constat s’impose : il existe un véritable désamour des royalistes français pour les mouvements royalistes. Si à peine 14% des sondés appartiennent aujourd’hui à une organisation monarchiste, près de 60% ont été adhérents d’un mouvement.

Une des premières explications est un trop grand nombre de chapelles royalistes, une série quasi-ininterrompue de scissions, dissolutions, fusions malheureuses, querelles internes qui en ont démotivé plus d’un.

Il est grand temps que le royalisme français s’unisse et cela sous peine de disparaitre définitivement !

La questions est donc la suivante: que proposez-vous pour travailler à l’unité du royalisme en France ? A vos commentaires…

28 commentaires

  1. Je suis malheureusement d’accord avec Estéban de Palma…. Tant que l’on sera chacun de notre côté, sans coalition. Nous n’arriverons à rien, sans force numéraire….. De plus, chacun veut ma place
    CYRILLE LE GALL

  2. Je suis royaliste et…républicain: je refuse l’antagonisme de ces mots. La république, c’est la « chose publique » ou « le bien commun », celui de tous les citoyens d’une nation et donc, pas à un seul individu.
    Cela dit, je suis royaliste. Je souhaite le retour à la tête de l’Etat de l’héritier de nos rois, évidemment dans une démocratie constitutionnelle et parlementaire dans laquelle le chef de l’exécutif est le Premier Ministre. Et le Roi, que fera t-il? Il sera le Symbole de l’unité des citoyens malgré leurs différences politiques et religieuses. Il reliera le présent avec le passé historique puis que issu de la dynastie nationale capétienne. Par sa présence, il raccommodera notre identité décapitée le 21 janvier 1793. Il sera le principal représentant de la France à l’intérieur et à l’extérieur de ses frontières, le premier Serviteur de son peuple. Il ira là où le peuple travaille pour exalter les résultats de ce travail, il ira là où le peuple souffre pour manifester sa compassion, il ira là où le peuple se réjouit pour magnifier sa joie. L’actuel Roi d’Espagne, Felipe VI peut être un bon exemple. l’exercice de sa fonction est délicat aujourd’hui face aux ambitions centrifuges. S’agit-il d’ « inaugurer des chrysanthèmes »? Bien au contraire, un tel Serviteur mérite le respect.
    Problème: il y a deux héritiers en France. Eh bien, le peuple choisira celui qui pourra renouer le fil de la tradition rompue de la manière sanglante que l’on sait.

  3. bonjour,

    Les causes d’un désamour sont faciles à identifier. La monarchie semble aux yeux de beaucoup de Français une alternative farfelue et irréaliste, dernier retranchement de quelques vieilles familles françaises ou marginaux. Les Royalistes sont divisés et font le jeu des Républicains, qui disposent de tous les instruments du pouvoir. Si l’Education nationale oeuvre pour effacer chez les Français tout souvenir de ce qui a fait la grandeur de la France, les Royalistes sont inaudibles, n’existent simplement pas dans notre paysage médiatique. En dernier lieu, j’ai cru voir sur votre site l’idée d’une liste électorale royaliste. N’est-ce pas l’aveu d’une défaite que d’entrer dans le jeu politique républicain qui n’a pas eu recours au vote pour destituer à différentes occasions les rois et prétendants au trône ?
    Les propositions ?
    – réglez définitivement les différends de succession de la Maison de France, de sorte qu’il n’y ait plus ces conflits que vous dénoncez. Qu’il existe plusieurs prétendants au Trône n’est pas sérieux et disqualifie toute tentative de retour
    – posez-vous en alternative sérieuse et crédible du jeu républicain
    – ce qui veut dire : faîtes-vous connaître par les médias, VOS médias, pas ceux du système actuel, qui vous discréditeront et vous ridiculiseront
    – ce qui veut dire : entamez une politique de proximité pour que la royauté ne soit pas simplement les souvenirs de nos cours d’histoire
    – n’entrez pas dans le jeu « démocratique » des Républicains ; il est fait par eux et pour eux. Jamais vous ne reviendrez par le vote.

  4. Une solution matrimoiale est la seule issue d’un mariage entre un héritier bourbon de la banche ainée et un héritier de la branche cadette,peu importe dans quel sens pour ce qui concerne le sexe des intéressés car le mariage fait du mari et de la femme une meme chair!

    • La solution proposée me laisse un peu perplexe.
      Les lois fondamentales du Royaume prévoyant une transmission de la couronne de mâle en mâle, la branche d’où proviendrait l’épouse ne pourrait être satisfaite en ses prétentions.
      Sauf à se soumettre aux modes actuelles d’union matrimoniales de personnes de même sexe (ce que les lois fondamentales n’ont pas encore prévu), le choix est nécessairement entre l’une ou l’autre branche.
      Pour moi, c’est l’une.

  5. La Charte de Fontevrault, fondée en 1988 entend rassembler des royalistes venant de tout horizon ainsi que toute personne attachée à la tradition royale Française. Lors du second Chapitre annuel, tenu le 25 Août 1989 en notre merveilleuse abbaye royale de Fontevraud , il avait été décidé de réfléchir sur quelques principes simples pouvant se révéler commun à tous les royalistes: PRINCIPES ROYALISTE D’UNITE D’ACTION.

  6. L’intérêt pour la monarchie augmente à mesure que la république éloigne la France du Bien Commun! La Charte de Fontevrault, fondée en 1988 entend rassembler des Royalistes venant de tout horizon ainsi que toute personne attachée à la tradition royale Française par le mot d’ordre Fidélité/Unité Royale: FIDELITE au Prince que l’on a choisi de servir (Bourbons, Orléans, Surviovance de Louis XVII, Grand Monarque futur promis et annoncé mais encore inconnu de tous) et UNITE autour du principe Royal qui que LE ROI EST LA SEULE AUTORITE LEGITIME EMANANT DE DIEU.
    Lors du second Chapitre annuel, tenu le 25 Août 1989 en notre merveilleuse Abbaye Royale de Fontevraud , il avait été décidé de réfléchir sur quelques principes simples pouvant se révéler commun à tous les royalistes: votre serviteur vous renvoie à l’article de notre blog PRINCIOPE ROYALISTES D’UNITE D’ACTION. Royalement votre…
    Hervé J. VOLTO, Président Honoraire de la Charte de Fontevrault (Président 1991-1994), membre du Chapitre Général et Délégué Officiel pour l’Italie.

    • « le Prince que l’on a choisi de servir »
      La formulation est un peu étonnante.
      On peut choisir de ne pas servir son Prince ou choisir de le servir.
      Mais on ne choisit pas le Prince à servir. Il nous est statutairement donné par le jeu des lois fondamentales.
      En choisir un autre (et pourquoi pas le Prince de ce Monde comme nous y incite la R…), c’est nécessairement nier la France même.

  7. Bonjour a Tous,
    Je me suis approché du mouvement royaliste depuis peu. Je pense avoir traversé l’ensemble des groupes politiques républicains, sans jamais trouvé ma place, toujours en conflit avec les dirigeants , pour qui je n’ai jamais voté , puisque les valeurs, ma vision du milieu ouvrier, paysan, patronal , régional, de l’Etat, de la France … ne correspondaient pas.

    Un autre fait , est entré en ligne de compte, l’Histoire bafouée, les mensonges que la république assène au peuple. Grâce aux archives départementales, et surtout a des pages telles que  » Prospectives Royalistes de l’Ouest  » ,  » Pierre Reknalb » , votre site, Vexilla Galliae, la faute a rousseau,  » LES BRIGANDS du BOCAGE  » etc… qui amènent a approfondir la vérité avec Reynald Secher entre autres qui de fil en aiguille , nous met face aux différents groupes royalistes de l’action française à alliance royale en passant par le GAR .

    Lorsque la prise de conscience est effectuée , il reste un vide car on ne peut choisir  » entre papa et maman  » si je puis dire, aujourd’hui je ne sais pas pour qui je dois œuvrer , car tous on raison. Une approche maurrassienne me semble être une solution face a des personnes, qui ont eu un « parcours dans le mensonge républicain » et qui risque de ne pas oser se tourner vers le royalisme de crainte de ne pas être acceptés.
    La question du trône me parait secondaire , si les militants royalistes sont ou restent divisés .

    Ces réflexions peuvent paraitre primaires ou éloignées de l’ensemble des commentaires, mais, a mon sens, un futur roi qui n’a pas de militants unis, un peuple ayant la volonté de casser la république pour se libérer reste vain, alors que chacun de vous fait un travail incroyable sur les sites et réseaux sociaux , puisque grâce a TOUS dans sa diversité , a 43 ans j’ai enfin trouvé le but de mon combat , mais pour quel groupe? N’y a t il pas moyen que chacun , quelque soit la famille pour qui il travaille cela se fasse dans la cohésion , car Dieu choisira celui qui mènera la France vers sa gloire .

  8. Au sujet de l’unité des royalistes?
    C’est très simple en fait, il suffit tout simplement de bonne volonté de la part de certains princes qui doivent s’effacer et regagner leur place dans l’ordre successoral et faire allégeance à la branche aînée.
    La Loi régissant la succession au royaume de France est très claire: la règle de primogéniture mâle. Jusqu’à preuve du contraire, aujourd’hui chez les Bourbons il existe une branche aînée, les Bourbons d’Espagne représentée par le Prince Louis (Louis XX). Certains princes ont déjà montré l’exemple, le prince Charles de Bourbon Parme a fait allégeance à Louis XX.
    La nationalité? Louis XX à la nationalité Française et Espagnole ainsi que la princesse Marie Marguerite et leurs enfants.
    Le traité d’Utrecht?
    La renonciation s’appliquait à l’époque afin que les deux couronnes , Espagne et France ne puissent être confondues sur la même tête; encore que cela n’a pas toujours été le cas car Henri III était roi de France et de Pologne, Henri IV roi de France et de Navarre. Aujourd’hui il n’existerait aucun risque ( 2 couronnes) si la monarchie était restaurée en France.
    Par contre il est une autre renonciation beaucoup plus grave celle là, je veux parler de Philippe d’Orléans, aïeul direct de prétendant orléaniste. Celui-ci a abandonné publiquement sous la révolution son nom d’Orléans pour prendre celui d’Egalité, et de ce fait a renoncé au trône, il a voté la mort de son cousin Louis XVI et voté l’abolition de la royauté. « Aujourd’hui on a saigné le gros cochon » aurait-il dit le 21 janvier 1793 jour de la mort de Louis XVI. D’autre part en droit, on n’hérite pas de sa victime, un régicide et sa descendance ne peuvent plus accéder au trône. Pour conclure : Par sa renonciation au trône et à son nom, Philippe Egalité s’est mis dans une situation pire que Philippe d’Espagne, sa renonciation au trône est validée.
    Et si d’aventure Louis XVII a laissé une descendance, les Bourbons d’Espagne devront dans ce cas s’effacer et faire allégeance à la branche aînée. C’est simple, Non?

  9. Le retour du Roi ? La première question est : pour faire quoi ? Une fois le retour du Roi (quid de la légitimité et de la volonté d’un individu en particulier car il faut tout de même reconnaître l’essentiel… un Bourbon ? un Capet ?) qu’aura-t-on résolu ? Les problèmes du pays seront les mêmes. Je commencerais par poser un programme politique cohérent et global. Les petites chapelles de rêveurs royalistes ne valent guère plus que celles des anarchistes sans solides fondations. Il faut donc commencer par creuser.

    • Si je puis me permettre, j’ai récemment publié un billet sur le principe du « règne » au sujet du rôle de notre nouveau roi Philippe Ier de Belgique. Cette réflexion devrait pouvoir vous être utile. Je l’espère en tout cas. Voici :

      Qu’il règne !

      « Le roi règne mais ne gouverne pas » ! Attribuée à Adolphe Thiers à l’époque de la restauration, cette formule fut d’une efficacité redoutable.

      Bien plus tard, elle fut reprise chez nous (sans beaucoup de modestie) par Gaston Eyskens dans un contexte très peu innocent, celui de ce qu’on a appelé « la question royale ». L’efficacité de la formule m’a poussé à y réfléchir pour la raison que je soupçonnais le monde de ne pas la comprendre mieux que moi.

      En résumé, « le roi ne gouverne pas » me semble une belle évidence mise habilement en opposition avec ce que personne ne comprend : « le roi règne ».

      Je pense, en effet, que le premier principe à suivre par un roi est de ne jamais se laisser aller à gouverner et encore moins à administrer lui-même. Pour ce faire il y a le pouvoir exécutif, les ministres pour gérer au jour le jour, et il y a l’ordre judiciaire pour sanctionner le respect des lois. Qu’il soit « constitutionnel », ou prétendument « absolu » et même « de droit divin », le rôle du monarque n’est pas de gouverner ou d’administrer lui-même. L’histoire fourmille d’exemples où l’on a vu ceux qui s’y sont égarés, s’en mordre cruellement les doigts. Dans la ligne du bon adage « de minimis non curat praetor », la tête de l’Etat n’a pas à se préoccuper de la mise en œuvre journalière des politiques ou de la bonne application des lois. Elle doit, au contraire, garder suffisamment de hauteur pour ne jamais manquer de visibilité ou de distance pour juger sereinement. Le monarque est celui qui est seul au-dessus de la pyramide de l’organisation d’un pays et ce rôle de tête, d’ultime niveau, définit en quelques sortes les limites naturelles de sa fonction. Pour pouvoir tenir sa place, le monarque doit rester au-dessus des contingences et des tâches de mise en œuvre dont les aléas ne doivent pas perturber sa mission. Cette nécessité qui me semble structurelle pour la tête de l’Etat, justifie à la fois sa parfaite irresponsabilité politique et son intangibilité statutaire et personnelle.

      A ce propos, l’attitude est grotesque qui prévaut actuellement dans les milieux politiques et médiatiques belges et qui guette le moindre geste du Roi (ou d’un membre de sa famille) et vérifie s’il a bien été préalablement cautionné par un ministre. Le roi n’a pas intérêt ni sans doute envie de jouer au ministre, d’une part, et, d’autre part, ses faits et gestes qui touchent (fatalement) à une dimension politique n’ont à être autorisés par personne, mais ils sont « automatiquement », constitutionnellement, couverts par ses ministres, tandis que sa fonction comme sa personne restent inviolables. Cette répartition des rôles suppose bien évidemment une concertation constante et une confiance réciproque entre le roi et le ministère sans lesquelles celui-ci ne peut tenir, et c’est très bien ainsi.

      Donc, tout le monde est bien d’accord, le roi ne gouverne pas. Mais ceci ne nous aide pas beaucoup à cerner exactement ce que nous entendons par « le roi règne ».

      Que signifie donc ce terme large et solennel qui fait si peur à tous nos amis «progressistes» ? Nous venons de voir que la place du monarque est précisément au-dessus des tâches de gouvernent et d’administration. Pourquoi ? Pour n’entraver en rien par des soucis ancillaires, par des intérêts particuliers ou des rivalités humaines, son rôle de tête de l’Etat.

      Soit, mais encore, comment comprendre et donc adhérer à cette conception de la répartition des pouvoirs dans notre monarchie ? Si l’on retourne aux racines grecques du terme « monarque » on peut le traduire par « le guide unique ». Avant même de parler de pouvoir, la monarchie se définit donc comme un régime qui place un guide seul à la tête de l’Etat. En monarchie il n’y a pas, à proprement parler, de « chef d’état », il y a plutôt un guide de la nation. C’est une nuance qui ne me semble pas anodine.

      Régner signifie donc guider. Guider, comme un pasteur son troupeau, ou comme un père ses enfants, pas comme un chef qui commande et ordonne ou comme un directeur général qui décide et qui gère.

      L’ancien régime avait à ce propos, quoi qu’en pensent certains, une très haute idée du service qui était celui du souverain. Je crois d’ailleurs que si la population française avait pu prendre connaissance des écrits d’une rare élévation dans lesquels le malheureux Louis XVI parlait de sa propre mission et des devoirs de sa charge, jamais elle ne lui aurait réservé cette fin sanglante et ignominieuse. Mais après les excès de la sauvagerie révolutionnaire, et afin aussi d’éviter le retour des privilèges qui risquent à chaque instant de reprendre le dessus dans la répartition des pouvoirs, le bourgeois de l’époque « des lumières », épris de liberté, a eu l’idée, sans doute quelque peu mesquine mais incontestablement efficace, de cadrer les pouvoirs du souverain et de répartir les autres en les séparant bien, dans un texte fondamental, une Constitution.

      La Belgique eut alors la chance de pouvoir tirer les leçons des erreurs passées, pour se doter d’une Constitution tellement bien bâtie qu’elle servira longtemps de modèle et de référence dans le monde entiers. Dans notre Constitution se retrouve parfaitement balisé le rôle du roi comme tête de l’Etat mais strictement sans responsabilité de gestion politique ou administrative. Il chapeaute les trois pouvoirs mais n’en dirige aucun.

      Je crois pouvoir vous donner une image éclairante sur la nature de ce rôle très spécifique. Il se fait que mon métier consiste à écouter ceux qui viennent me parler de leurs difficultés professionnelles. Vous me croirez ou pas, mais le simple fait de les écouter et de les aider à exprimer leurs difficultés, leur fait faire l’essentiel du chemin vers un changement de vie parfois total. Au lendemain de cette expérience aucun d’eux ne niera que ce simple contact, qui n’avait aucun caractère obligatoire et ne l’a forcé en rien, a été important, pour ne pas dire déterminant pour lui. Si, au lieu de faire du « coaching », je faisais de la politique et que toutes les semaines le premier ministre venait dans mon bureau pour me faire rapport sur son activité, et si j’avais par ailleurs l’occasion de rencontrer tous ceux que je veux, ainsi que tous les Belges et les organisations belges qui méritent de l’intérêt, si tous les pays du monde m’envoyaient leur ambassadeur, et tout ceci dans le cadre d’un mandat permanent qui ne pourrait jamais être remis en cause par qui que ce soit, dans un tel rôle, même sans jamais prendre une décision moi-même, même sans avoir ni science ni savoir-faire, je serais l’homme le plus puissant du pays. Le roi, dans notre monarchie constitutionnelle a exactement ce rôle et il est donc, de fait, au-dessus des trois pouvoirs, non pas le chef, mais la tête du pays. Le roi n’est pas « à la tête » du pays, il « est » la tête du pays. Il ne le dirige pas, il l’incarne et veille sur lui. Là se trouve tout le génie de notre Constitution.

      Hélas nos propres turpitudes ont détruit progressivement ce chef d’œuvre pour suivre une dérive qui nous ruine et nous paralyse aujourd’hui : la particratie.

      Il s’agit d’un processus que nous avons mille fois dénoncé dans ces colonnes. Il a créé entre les élus du peuple (le Parlement) et le Ministère qu’ils sont sensés contrôler, des associations de fait qu’on appelle les partis. Non prévus par le constituant, libres de tout contrôle, mais nourris par les subsides qu’ils se sont octroyés, les partis détiennent à ce jour le pouvoir exécutif, ils dominent totalement le législatif à travers leur mainmise sur les processus électoraux et sur les moyens de communication, et cernent le pouvoir judiciaire en lui mégotant les moyens d’agir, en y contrôlant les principales nominations, et en galvaudant à qui mieux mieux, par une diarrhée de textes sans cohérence, la qualité de la norme et donc la possibilité de l’appliquer en bonne justice. Ils s’épanouissent à ce jour dans une oligarchie informelle actuellement incontournable.

      Je ne vais pas ici répéter les critiques développées par le Beffroi depuis des années mais simplement remarquer qu’à ce jour le véritable et principal ennemi de la monarchie est la particratie. Derrière les sourires de façade il ne se passe pas un jour sans une attaque contre elle, et pied à pied nous voyons progresser les idées qui veulent confirmer le changement de régime : faute de pouvoir supprimer une institution encore et toujours ultra populaire, on veut faire de notre roi un souverain de pacotille qu’ils appellent « protocolaire » mais qui sera surtout aux ordres de la particratie.

      Ces partis, auto-proclamés « démocratiques » alors qu’ils sont les ennemis structurels de la séparation des pouvoirs, prétendent aujourd’hui forcer la main à la monarchie qui en est le premier garant. Ce n’est pas très étonnant.

      Ce qui est stupéfiant par contre c’est le peu de responsables conscients et surtout décidés à les en empêcher.
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      Voyez aussi su le blog http://www.lebeffroi.eu , la note intitulée : « La Monarchie what else ?

  10. « Unir tous les royalistes » est un objectif aussi absurde que de vouloir unir tous les barbus ou autre chose de ce genre. Pourquoi ? Parce qu’un tel objectif se situe hors du temps et de l’espace. Il est notable qu’aucun des commentaires que je viens de lire ne parle politique. J’entre donc dans le vif du sujet. A mon sens, les conditions nécessaires ( mais pas suffisantes) pour faire l’unité entre royalistes (« des » et non pas « les ») sont au nombre de deux :
    1) un accord politique sur 3 points : a) lutter contre le mondialisme ; b) afficher ses références chrétiennes ; c) prendre part aux luttes du peuple, dans les organisations que celui-ci se donne.
    2) une compréhension de la complémentarité entre propagande et agitation dans le combat politique, étant sous-entendu que la participation aux élections ne peut être qu’un engagement secondaire.
    C’est sur cette base que nous avons fondé le GRIPP (Groupe Royaliste d’Initiative et de Proposition Politique).
    Georges TARTARET
    Président du GRIPP

  11. Bonjour,

    Sympathisant royaliste mais non militant, je n’ai jamais rencontré de royaliste dans mes relations amicales. En réalité, peu de nos concitoyens imagine possible un retour du Roi. La grande majorité ne l’envisage donc même pas.
    Pourtant, je crois que, si elle l’envisageait sérieusement, la population pourrait y être favorable, une fois passée la réaction épidermique, vis-à-vis de la royauté, issue de la révolution française.
    Seulement ceci ne pourrait arriver qu’à deux conditions à mon sens:
    1) La question du Roi légitime doit être tranchée et les royalistes doivent tous parler d’une seule et même voix, une fois le Roi désigné
    2) L’union des royalistes doit se structurer en parti politique et proposer un projet royaliste en adéquation avec notre temps (un peu comme au Royaume-Uni), qui parle au gens. On devra donc y trouver des personnes compétentes, aptes à gouverner et à proposer des solutions viables aux problèmes de notre temps.

    Je sais que je m’éloigne un peu du sujet initial mais j’avais envie d’aller au-delà de la simple union des royalistes qui, à mon sens, devrait être réglée par le choix d’un prétendant au trône et auquel tout le monde se rallierait. Vœu pieux ?

    • Je suis d’accord avec vous.
      A la différence que je ne choisirais pas le modèle Anglais.
      Je considère que la France doit se bâtir un modèle qui lui sera adapté et qui sera adapté a son histoire.

      • Certes mais je citais le Royaume-Uni car c’est un bel exemple de monarchie réconciliée avec le suffrage universel, qui peut être montré en exemple aux Français, tellement attachés à leur « démocratie ».

  12. Le Royalisme est en train de changer et c’est tant mieux:
    Des jeunes issus de divers parcours (et pas seulement le parcours: catho-tradi-royaliste) viennent rafraîchir le mouvement…
    J’ose dire que l’on voit a mon avis depuis quelques mois un petit retour de l’idéologie Royaliste en France.
    Mais a mon avis pas imputable aux différents groupes et partis qui se disqualifient d’eux mêmes.
    -L’alliance royale vogue entre caricature et participation peu compréhensible a la république.
    – l’AF jouit d’une très mauvais réputation…
    etc

    Mais des initiatives d’internet comme ce site, ou d’autres permettent de véhiculer nos idées et de faire connaitre aux gens nos propos.

    A mon sens comme dit plus haut, il nous faut un Champion du Royalisme pour rassembler le mouvement. Soit un des Princes mais qui assument clairement ce rôle et qui associé l’autre Prince a la démarche, soit un leader lambda mais charismatique dont le rôle serait de redonner au Roy sa monarchie.

    Les querelles de clochers sont a mon sens bien instrumentalisé par la République qui a très peur que le Roy reviennent.
    Mais la république, en favorisant les bourbons depuis près de 30 ans a misé sur le mauvais cheval: Louis XX est un peu trop charismatique et sympathique: cela suffit a gommer les histoires de franquisme de sa maman.

    Bref, sortons nous de ce merdier: il y a quelque chose a faire et vite!

    Privilégions l’action personnel dans un premier temps: parlons en, écrivons le partout.

    « Il vaut mieux vivre dans un Pays ou on attend le retour de son Roy, que dans un pays sans Roy! »

  13. Pour info, « l’Etat des Lieux du Royalisme » sera disponible en PDF gratuit courant 2013. Même avec quatre ans d’ancienneté, il reste pertinent.

    Concernant le royalisme de demain… je pense que l’approche Maurrassienne de la fin du XIXe siècle était bonne: partir de la politique et aboutir (éventuellement) au roi. Tous les mouvements actuels ont tendance à faire l’inverse, ce qui les déconnecte du grand public et des réalités dès le départ.
    Et comme pour tout projet politique, ce sera nécessairement la structure la plus puissante qui mangera les autres pour devenir représentative de ce projet politique. C’est une loi naturelle.
    Attendons le projet ou mieux, travaillons-y individuellement. Les esprits se rencontrerons nécessairement dès lors qu’ils confronteront leurs idées pragmatiques au public et ils s’agrègeront autour de celui qu’ils choisiront librement parmi eux, prince, dirigeant de structure ou simple citoyen.
    Amitiés.
    Zarma

  14. L’ Alliance Royale réunit des royalistes de tous bords, et est la seule organisation royaliste à avoir présenté des candidats aux législatives de 2012.

  15. L’union est impossible tant que les royalistes se comporteront en militants de partis républicains, choisissant leur « candidat » préféré.

    Qui sommes nous pour décider?

    Une bonne part de la faute revient d’ailleurs aux Princes et à ceux qui devraient prendre le taureau par les cornes pour justement prendre la décision qui n’est pas nôtre.

    Néanmoins, il y a aujourd’hui deux choses pour l’union des royalistes:

    – Que chacun milite, fasse connaître la Cause du Roi.

    – Et surtout que cessent les insultes à l’égard d’un Prince ou de l’autre. Quand on insulte la famille Bourbon, on insulte la famille Orléans, et réciproquement.

    Mais en effet, on ne peut espérer qu’une armée sans chef marche dans la même direction, surtout avec les énergumènes que nous sommes, nous les français! 🙂

    Quentin ROGE

  16. Comme je viens de le dire sur votre page. Nous sommes très nombreux royalistes en France. Comme vous l’avez si bien dit, il y a trop de divisions parmi les prétendants. Si au lieu de nous battre, nous nous réunissons pour faire une union royaliste, nous constituerons une plus grande force que chacun seul dans notre coin. Je l’ai dit au Duc de BOURBON le 21 janvier à la Chapelle Expiatoire. En tant que président du Parti Royaliste Français depuis 1996. J’ai rencontré beaucoup de gens et j’en cotoie régulièrement à l’Assemblée Nationale. Le jour ou on aura enfin cessé nos divisions, alors, nous aurons fait un grand pas…. Travaillons pour le Pays et prouvons à la population que nous sommes nous aussi des gens respectables et capables de diriger ce Pays. Il faut agir c’est tout et c’est ce que je fais régulièrement. Bonne soirée à vous. CYRILLE LEGALL le président du PRF

  17. Bonjour,
    Je partages le point de vu d’Esteban de Palma , dans le mouvement royaliste, il y a des nostalgiques, des historiens, ceux qui attendent la providence, les fidèles de la famille Bourbon et ceux qui soutiennent les Orléans. Je crois que le mouvement royaliste renaitra dans le cœur des français si des initiatives comme celles de Franck Abed se multiplient sur le web et que l’on sache qui est qui et qui fait quoi et pour qui. Je suis devenu royaliste par un chemin que tout nouveau royaliste a traversé. 1° Dieudonné M’bala, 2° le parti anti-sioniste 3° front national (militantisme pour Narine La Peine et Gilbert Collard) 4° Alain Soral et pour enfin arriver vers Franck Abed. Je penses qu’il manque encore plusieurs choses pour structurer et donner envie aux jeunes de l’être.
    1° Quelle famille soutenir, (je penses qu’il faut rendre justice à la famille Bourbon.)
    2°Organiser un grand colloque d’un week-end s’impose pour nous connaitre et se faire connaitre.
    3° Unir une cellule de travail pour le montage film, affiche, tract téléchargeable en format PDF, donc imprimable.
    4° Mettre son ego de coté et faire des sacrifices pour l’ensemble des royalistes.
    5° Ce qui manque cruellement c’est le manque d’esprit paternel dans le sens prévenir de la crise de certains événements, les royalistes dénoncent les faits mais ne donne guerre de solution concrète genre ne vendez pas votre OR…………… ou donner simplement une liste des lieux ou on pourrait se réunir et préparer des actions concrète et direct.
    6° La question religieuse est aussi importante savoir la mettre de coté pour le Roi et La Reine.
    7°…………8°…..9°………10°……….

    La liste peut être longue et le fait de ne pas savoir ce que pense le Roi ou la Reine est un peu dérangeant mais pas essentiel si on sait qui écouter, lire ou bien écrire. Je ne souhaites pas que le roi donne des directives, il y a déjà eu deux morts suspectes dans sa famille. Il faut préserver cette famille unis et complète que nous avons…………

    Je ne sais pas si cela suffira comme argument ou solution.
    Bien à vous Loïc Dumoulin
    Un Roi et une Reine est vite !

    • Une toute petite précision pour les autres lecteurs : le « chemin que tout nouveau royaliste a traversé. » n’est pas forcément celui dont vous parlez… 😉
      Je ne suis pas certain que Dieudonné, anti-sionniste, Soral etc soient le parcours type… !

    • Loic Dumoulin, j’ai lu avec attention vos remarques. Si vous nous connaissiez vous sauriez que je travaille à l’Assemblée Nationale et que j’y ai fais de très nombreuses propositions, notamment dans le groupe de travail de Dominique de Villepin. Pour les vidéos et le travail de mémoire je suis avec « LES BRIGANDS du BOCAGE » en Vendée et qu’ils font régulièrement des activités comme la virée de La Galerne. Avec le Souvenir des Chouans Bretons dirigé par Noel Stassinet à Nantes nous entretenons les sites et nous y déposons régulièrement des plaques commémoratives. Président du Parti Royaliste Français créé à LORIENT et déposé en préfecture le 14 Octobre 1996. J’ai été critiqué par beaucoup de gens « dit bien pensant » et aujourd’hui de nombreuses personnes voyant que je participe à cette république commencent à me prendre en considération. Même le Parti Monarchique Français dirigé par le Comte de Neuilly qui me reprochait d’être soit disant à la botte des républicains est aujourd’hui mon plus fidèle ami et soutien. Après avoir été lui rendre visite, je lui ai expliqué que si nous voulions nous faire connaître des Français il fallait faire leur jeu de l’INTERIEUR et c’est exactement ce que je fais à PARIS depuis 2004. Grâce à ma collaboration avec eux j’ai pu mettre en avant mes propositions pour l’handicap, le chômage, la politique de la Ville, les finances, l’Emploi et d’autres domaines touchant au social. Aujourd’hui je suis régulièrement en réunion au Ministère de la Justice pour y effectuer de nombreuses réformes. Je ne suis pas plus intelligent que les autres mais j’ai vécu longtemps à l’étranger et j’y ai appris beaucoup de choses et c’est ce que je fais dans mes réunions de travail au 3°,5° Bureau et dans la Salle Colbert avec Dominique de Villepin François Goulard, maire de Combs la Ville etc….. Alors vous Loic, il y a des royalisme qui savent vivre avec leur temps. je ne prends pas parti pour tel ou tel autre prétendant car me but n’est pas de mettre en place un Roi, mais plutôt de prouver à tous les Français que nous aussi nous avons nos idées qui probablement pourraient servir la FRANCE. En ce qui me regarde j’ai un certain respect pour les Bourbons, en raison de la triste fin qu’a eu le couple Royal et que je connais aussi le Duc de bourbon que j’ai rencontré à la Chapelle expiatoire en 2012. Je déplore cet acharnement de la presse à nous ignorez totalement car si les Français connaissaient nos propositions réalistes, je peux vous garantir qu’après les deux dirigeant que nous avons eu, nous au PRF, nous pouvons mieux faire et sans vouloir le pouvoir pour nous remplir les poches, nous voulons un profond changement dans notre PAYS dans l’intéret de la Nation. CYRILLE LEGALL de B. d’A.

      • Désolé, j’ai vu qu’il y avait des petites fautes et des oublis de mots, mais je pense que vous avez compris ce que je voulais dire.
        Je suis royaliste de naissance et c’est pour ça que ma mère m’a donné pour mes autres prénoms ceux de LOUIS AUGUSTE, j’ai été élevé chez les Frères de St JEAN de DIEU à Paris dès l’âge de 5 ans. plusieurs grandes familles comme les familles de CHANTREAU et de CAQUERAY m’ont assisté toute ma vie et je mourrais en royaliste comme mes aieux. Je ne suis pas un républicain, nos Rois ont gouvernés ce pays pendant 13 siècles, il y en a eu des bons et des mauvais, mais cela c’est le propre de l’Homme. Bonne journée à vous Loic. CYRILLE LE GALL

  18. Je pense que la plusparts des royalistes le sont par idéal sans pour autant croire qu’une restauration est possible, voilà pourquoi peut s’investissent réellement pour la cause, s’ils sont passés par le stade de « plus royalistes que le roi » leur conviction s’égraine avec le temps parce qu’aucune organisation monarchiste ne travail avec sérieux à l’avènement d’une restauration. D’organisation politique, le monarchisme français s’est vu retranché à « Association de nostalgiques d’histoire de France » Sans chef, sans roi, le partisans blanc n’a aucun pouvoir d’action. Nous sommes un coeur battant sans bras ni cerveau. Tant que le roi sera absent du militantisme monarchiste, nous ne seront que des originaux orphelins sans avenir. En espérant que cela change, je me tiens près à toute action concrète.

    Cordialement

    Esteban de palma

  19. L’Alliance Royale est déjà un bon début pour la réunification des royalistes français.

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